Archives de catégorie : culture

Projet « Joue la politique » – classe 10pm 12-13.5.26

Des élèves de Saint-Imier prennent le contrôle du Conseil national

Une classe imérienne a joué les politiciennes et politiciens en herbe. De la récolte de signatures pour une initiative populaire jusqu’à la salle du Conseil national, ils ont tout fait.

Alexandre Wälti

Se prendre pour une conseillère ou un conseiller national le temps d’une session parlementaire simulée à l’intérieur du Palais fédéral, à Berne. C’est le but du jeu de rôle «Joue la politique!» (voir par ailleurs). Il s’adresse aux élèves de secondaire, en particulier les 10H et 11H. La classe 10AB de Saint-Imier s’y est collée.
Le jeu de rôle a duré deux jours, non sans rebondissements. «Nous avons dormi sur place une nuit. Durant la première journée de mardi, les élèves ont pu entrer dans la peau des parlementaires en participant à des séances de groupes et ont formé des commissions», raconte Robin Parisi, leur enseignant, mercredi, sous la Coupole fédérale.Mais les écolières et écoliers ont déjà été actifs plusieurs mois auparavant. «Nous avons évidemment étudié plus attentivement le système politique suisse en classe, dans le cadre des cours d’histoire et de l’enseignement du civisme», précise l’Imérien.

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Quatre classes pour quatre partis, les votes étaient à l’ordre du jour pour quatre initiatives populaires et des contre-projets, élaborés en commissions parlementaires par les écolières et écoliers.
Source: Phinn von Bergen
Dans un premier temps, afin de valider leur participation, les élèves ont conçu et rédigé une initiative populaire. Pour cela, ils ont notamment formé un comité. Et le sujet choisi par les Imériennes et Imériens est essentiel. «La classe a préparé un texte pour supprimer la TVA sur les produits de protections menstruelles et pour inscrire l’égalité des genres dans la Constitution», explique l’enseignant. Les élèves souhaitaient modifier l’art. 8, al. 3.A cette fin, les stratèges politiques en herbe ont effectué une récolte de signatures dans les rues de Saint-Imier, en tenant un stand. Dans un second temps, ils ont ensuite pris le rôle de politiciennes et politiciens partisans. «Mes élèves ont fondé le parti ‹Les Roses›», souligne Robin Parisi.Ces différentes tâches ont aussi été réalisées par une classe d’Aeschi bei Spiez, une deuxième zurichoise et une troisième de Derborence, en Valais. Les élèves ont ensuite pris position sur chaque initiative populaire passant devant l’hémicycle très rajeuni pour l’occasion.

L’heure de vérité

Mercredi après-midi, peu après le repas de midi, les élèves de la classe 10AB se retrouvent ainsi sur la terrasse du Palais fédéral pour leur grand jour de session, après une nuit de sommeil à Berne. Contrôle de sécurité, fignolage des derniers détails et relecture des différents discours préparés la veille, entre 20h et 22h, rythment leur arrivée.A l’intérieur de l’édifice, le hall d’entrée fourmille de discussions et d’excitation. «Je suis un peu stressée. Même si nous nous sommes bien préparés depuis le début de l’aventure, étape par étape», avoue Aicha, au milieu de ses camarades. «Incroyable d’être ensemble dans ce lieu qu’on ne voit généralement qu’à la télévision», s’enthousiasme Julia. «Je suis vraiment nerveux, notamment en raison de ma prise de position que je lirai devant tout le monde», confie Leandro.

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Les élèves jouaient évidemment aussi le rôle de scrutatrices et scrutateurs, responsables du décompte des votes.
Source: Phinn von Bergen
Pas de temps à perdre, les quatre classes montent à l’étage. La vraie aventure commence dans la salle du Conseil national, devant la fresque du «Berceau de la Confédération» du peintre Charles Giron. Robin Parisi et Mélanie Erard Zwahlen, vice-directrice de l’Ecole secondaire de Saint-Imier, rassurent encore les uns ou les autres de leurs élèves avant le début des débats.

Pour des protections menstruelles abordables

Peu avant 15h, les affaires commencent vraiment sérieusement pour les Imériennes et Imériens du parti «Les Roses». Leur initiative «Pas un luxe, un besoin! Pour des protections menstruelles abordables», ainsi que le contre-projet direct voulu par une commission parlementaire qui prévoit une gratuité de ces biens de première nécessité grâce à une carte Caritas, passent devant le Conseil national, formé de près de 70 jeunes de tout le pays.Le groupe parlementaire «J’y vais», formé par les élèves valaisans, se positionne à la tribune. «Nous avons examiné attentivement l’initiative soumise au vote», explique un écolier. «Si nous partageons les préoccupations de l’initiative, le contre-projet est une meilleure solution. Il cible mieux les femmes qui auraient besoin d’une aide supplémentaire.»

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La nervosité et les négociations animaient les discussions sur les sièges du Conseil national.
Source: Phinn von Bergen
Après les positionnements successifs des deux autres groupes parlementaires, les élèves du parti «Les Roses» viennent soutenir une dernière fois leur texte devant le Parlement. «Les inégalités d’accès à la santé entre les femmes et les hommes sont aujourd’hui encore trop nombreuses, notamment en matière d’accès à des protections menstruelles», argue Eliza, avec conviction. «De surcroît, les femmes peuvent aussi souffrir d’endométriose. Elles ont alors besoin de soins spécifiques. Les hommes ne connaissent pas cette maladie gynécologique», insiste Ange Felicia. «Ces derniers n’ont par ailleurs pas besoin de débourser de l’argent pour des protections menstruelles. Voilà pourquoi un soutien pour ce type de produits de première nécessité doit s’imposer», ajoute Julia. «C’est un enjeu de santé publique!»

Acceptation du contre-projet, rejet de l’initiative

C’est alors au tour de la conseillère aux Etats Mathilde Crevoisier Crelier (PS/JU) de prendre la parole. Dans ce jeu de rôle, elle défend la position du Conseil fédéral. «Notre collège reconnaît ces produits indispensables pour la santé des femmes. Mais les réglementations en vigueur suffisent. C’est pourquoi nous rejetons l’initiative», avance-t-elle. «Des mesures existent effectivement déjà, puisque la TVA a été réduite à 2,6% pour les produits d’hygiène menstruelle dès janvier 2025.»La politicienne en exercice rappelle par ailleurs, à des fins pédagogiques, que la santé est généralement du ressort des Cantons. «Et qu’il est dès lors important de leur laisser le choix de mesures plus précises au sujet des protections menstruelles», précise la Jurasienne.Après cette prise de parole finale, le temps du vote arrive pour le Conseil national de «Joue la politique». La Chambre basse, composée de jeunes représentantes et représentants du peuple, accepte le contre-projet par 45 oui et 9 non. En revanche, elle rejette l’initiative avec 28 non et 19 oui.
A propos de «Joue la politique»Cinq fois par année, environ 20 classes des différentes régions linguistiques participent à «Joue la politique». Fondée en 2008, l’association «Ecoles à Berne» porte ce projet, dont la mise en œuvre est confiée au Zentrum für Demokratie Aarau (ZDA). L’événement se réalise en étroite collaboration avec plusieurs partenaires institutionnels, notamment les services parlementaires de l’Assemblée fédérale, le Polit-Forum Berne, l’éditeur HEP, ainsi que les syndicats des enseignants LCH et SER.L’objectif principal du jeu de rôle est d’éveiller et de renforcer l’intérêt des élèves du secondaire et des classes de transition pour la démocratie directe. Le projet s’adresse spécifiquement aux élèves de 10e et 11e années, leur offrant une immersion concrète dans la vie politique nationale à Berne. Pendant deux jours, quatre classes participent à une simulation qui leur permet de découvrir le processus législatif et le fonctionnement du Parlement.Les élèves sont amenés à créer leur propre initiative populaire, ce qui les incite à se familiariser avec la consultation et la prise de décision. Ils acquièrent une expérience pratique du débat et de la négociation au sein de commissions et de groupes parlementaires. L’expérience culmine avec un débat et une prise de décision finale dans la salle du Conseil national.Au-delà de la compréhension des mécanismes politiques, le projet met l’accent sur la dimension multilingue de la Suisse; en communiquant dans deux langues nationales, les élèves découvrent la diversité linguistique du pays et font connaissance avec leurs pairs d’autres régions.

Article à lire aussi ici, dans le Journal du Jura:

Activités ESSI – 2e semestre 2025

Voici un petit aperçu des multiples activités de notre école pour le 2e semestre 2025:

Exposition Musée de St.-Imier – procès de sorcellerie – mai 2025

« Au corps des procès de sorcellerie d’Erguël et de l’ancien Évêché de Bâle »

Tous les élèves de 9e ont eu l’occasion de parcourir l’exposition temporaire du musée de Saint-Imier dans le cadre des leçons d’histoire.

Les classes se sont succédé entre le 21 et le 23 mai 2025 pour profiter de cette médiation culturelle.

 

 

PORTES OUVERTES – Expos TM – ACT – PI

L’école secondaire a ouvert ses portes le 30.5.24 pour vous offrir un bel aperçu du travail créatif des élèves. Une belle palette de projets en travaux manuels et activités créatrices ont été présentés, ainsi que le résultats du travail réalisé toute l’année dans le cadre des projets individuels des élèves de 11e.

Bravo à tout le monde, cette exposition a permis de mettre en évidence la grande diversité du travail des élèves!

 

 

mars-avril 2024: « Faites du piano! »

Quelques élèves pianistes de l’école ont accepté d’offrir un moment musical à l’école. En effet, le début des grandes pauses de 10h00 est agrémenté de quelques notes de musique selon le choix des élèves musiciens.

Cela a permis à tous de se rappeler que nous avons la chance d’avoir au sein de l’école un bel instrument qui a remplacé il y a déjà quelques temps le vénérable piano à queue précédent, usé par le temps et dont la table d’harmonie a rendu l’âme.

Un tout grand merci aux élèves mélomanes d’avoir eu le courage de partager quelques minutes de musique!

Au fur et à mesure des prestations, vous trouverez ici quelques photos des artistes qui se sont produits:

Jeudi 22.2.24 – SPECTACLE « Le Ciel au-dessus » – UTOPIK FAMILY

Les élèves de 9e ont eu la chance de rencontrer Fabrice Bessire, cofondateur de la troupe de théâtre Utopik Family 

Cette rencontre a permis de comprendre le travail auquel cette troupe s’est attelé pour son nouveau spectacle intitulé « Le Ciel au-dessus ».

 

 

 

Les élèves ont pu découvrir le spectacle jeudi 22.2.24 et se sont immergés dans la poésie et le contenu très fort proposé par les deux acteurs. La magie des masques a opéré et chacun a pu ressentir les émotions évoquées sur scène par les personnages.

Cette médiation culturelle n’a été possible qu’avec la collaboration du CCL de Saint-Imier. Merci à la troupe et au CCL!

 

 

 

Quelques activités du semestre passé…

Avant qu’elles ne tombent dans l’oubli du web, voici quelques activités du semestre passé de l’année scolaire 2022-2023:

Un Mentaliste à l’ESSI – 7.2.23

Les élèves de 9e et 11e de notre école ont eu la chance de rencontrer Gabriel Tornay lors d’une médiation culturelle proposée par le CCL.

Toutes les classes ont donc appris en quoi consiste le mentalisme et ont pu se préparer au spectacle proposé vendredi 10.2.23. Les « expériences » proposées ont enthousiasmé les élèves qui sont allés de surprises en surprises tout au long d’un spectacle bien pensé et subtilement scénarisé, où les instants bluffants se succèdent intelligemment.

Merci à Gabriel Tornay, mentaliste expert et épatant, et au CCL de nous avoir proposé une ouverture à ce domaine étonnant!

À voir au CCL le week-end du 11 – 12 février 2023!

 

 

 

Activités de l’année scolaire 2021-2022: fin de semestre

Avant de passer à l’année scolaire suivante, voici pour mémoire la liste des activités et publications faites sur le site:

lundi 16.5.22: conférence en allemand!

Une conférence a été offerte aux élèves de 10e de notre école:

Hanspeter, York et Klaus, habitants de Hambourg, se sont arrêtés à l’école secondaire de St-Imier pour nous parler, en allemand, de leurs aventures.

Ils sont arrivés il y a quelques jours en Suisse et sont venus nous raconter leur voyage à vélo de Bâle jusqu’à Marseille.

 

 

 

 

 

Ils nous ont présenté les étapes de ce trajet, ce qu’ils espèrent de ce voyage sur trois semaines et quel équipement (les différentes pièces du vélo et autres accessoires) est nécessaire pour voyager en vélo.

 

 

Présentateurs et élèves ont pu échanger sur le vélo mais également sur l’importance des langues étrangères lorsqu’on voyage.